Marie Le Franc,
Grand-Louis l’innocent
“ Grand-Louis, si vous n’êtes pas un rêve, venez à moi. Je ne puis aller à vous, Grand-Louis, parce que l’amour enchaîne mes mains et mes pieds. Il est temps de vous délivrer vous-même, Grand-Louis, de rompre l’envoûtement qui nous tient séparés. Voilà longtemps que nous nous attendons. Deux années, deux années dans la lande qui n’est que le prolongement de la terre étrangère où je vous ai déjà rencontré et perdu, il y a tant d’années, Grand-Louis !... Si vous aviez à expier le mal d’une vie passée, vous avez souffert et vous êtes pardonné. ”
