Claude Rosalie Liautard

Élements biographiques

Claude Rosalie Liautard Éloge funèbre de très-haut, très-puissant et très-excellent prince Louis XVIII, roi de France et de Navarre… (1825)

Asservi naguère au joug le plus pesant, cède-t-il aujourd'hui à une crainte nouvelle? Détrompez-vous, Messieurs: la crainte n'imite pas le langage de l'amour. Louis n'a ni soldats ni trésors; mais il est fort de la tendre affection de son peuple pour lui, et de sa tendre affection pour son peuple ; il est fort des dix-neuf années qui se sont écoulées depuis que, par la mort de l'Enfant-Roi, il est monté au trône de ses ancêtres; il est fort du titre de Roi de France et de Navarre que lui a transmis Henri-le-Grand; il est fort de ses droits qui lui viennent de Dieu.
Source : Gallica

Claude Rosalie Liautard Éloge funèbre de très-haut, très-puissant et très-excellent prince Louis XVIII, roi de France et de Navarre… (1825)

Mais, hélas! qu'est-ce même qu'un diadème pour la fille du Roi-Martyr? Et pour sécher les larmes de celle qui eut MARIE-ANTOINETTE pour mère, est-ce assez d'une couronne, fût-elle la plus brillante de l'Univers?
Cependant la Providence suscita un de ces hommes extraordinaires, qu'elle conserve dans les trésors de sa justice, pour châtier les peuples et humilier les Rois. Suivez, si vous le pouvez, sa marche rapide : du couchant à l'aurore, des sables brûlans de l'Egypte et de l'Arabie aux climats glacés du Nord, partout ses indomptables légions répandent la terreur et sèment le carnage.
Source : Gallica

Claude Rosalie Liautard Éloge funèbre de très-haut, très-puissant et très-excellent prince Louis XVIII, roi de France et de Navarre… (1825)

J. ELS sont, Messieurs, les termes simples par lesquels l'historien sacré affecte de terminer le récit du règne glorieux de David ; tel est, dans son étonnante brièveté, l'éloge funèbre tout entier du plus grand Roi d'Israël : comme si tout-à-coup l'on eût oublié le vainqueur de Goliath, le destructeur des Philistins, le libérateur du peuple choisi, celui qui avoit porté au plus haut degré la gloire de Juda, remis en honneur le culte du Très-Haut, préparé un asile à l'Arche sainte; celui enfin que Dieu lui-même se plait à appeler un Roi selon son coeur.
Source : Gallica

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