Résumé

Blaisel Mémoire sur la nécessité du rétablissement de la franchise du port et de la ville de Dunkerque (1814)

Cette Franchise , comme on le voit, n'est point un privilège ; elle n'est point une faveur; c'est une disposition d'économie politique dont l'unique but est la prospérité commune ; c'est un moyen d'étendre et de vivifier le commerce , non pas du port auquel elle est accordée , mais le commerce général de l'État ; c'est une porte ouverte à l'écoulement du superflu de nos fabriques nationales et à l'entrée des matières qui les alimentent.
Source : Gallica

Blaisel Mémoire sur la nécessité du rétablissement de la franchise du port et de la ville de Dunkerque (1814)

COURSE. — La Franchise de Dunkerque donnait aux négocians de cette ville les moyens de rendre à l'Etat les services les plus éminens pendant la guerre. Leurs nombreux vaisseaux étaient bientôt remplacés par de nombreux corsaires ; leurs matelots devenaient d'intrépides marins. Les coups qu'ils portaient à l'ennemi étaient d'autant plus sûrs qu'ils étaient plus rapides; les gréemens, les approvisionnemens, les équipages étaient sous leur main ; tout était prêt, et à la navigation paisible du Commerce succédait immédiatement la course la plus active.
Source : Gallica

Blaisel Mémoire sur la nécessité du rétablissement de la franchise du port et de la ville de Dunkerque (1814)

Il y a plus : le manufacturier qui apporte au port franc le produit de ses fabriques , peut faire lui-même cette double spéculation, toujours si avantageuse, de vendre et d'acheter; il peut, soit par des échanges , soit par des ventes et achats , se défaire de ses fabrications et se procurer les matières premières dont il a besoin. Il peut ainsi remplir le double but de ses opérations , le remplir sans bourse délier, et rapporter enfin dans sa caisse, la plus-value de ses fabrications sur la matière brute qu'il s'est procurée pour donner une activité nouvelle à ses ateliers.
Source : Gallica

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