Résumé

Alexandre Boutrouë 1793-1805. Lettres d'un chef de brigade… (1891)

Deux compagnies de ma demi-brigade, je veux dire de mon régiment, occupent le Valais, où il y a des crétins et des albinos. Je veux t'en dire deux mots. Ces êtres sont imbéciles et ont l'absence totale des facultés intellectuelles; avec cela, la figure la plus hideuse et la plus dégoûtante du monde. L'impression que firent sur moi ces êtres infortunés ne s'effacera jamais de ma mémoire.
Le signe extérieur le plus ordinaire de cette affection est un engorgement des glandes du col, qui produit les tumeurs connues sous le nom de goitres. Tous ceux qui ont des goîtres ne sont pourtant pas crétins
Source : Gallica

Alexandre Boutrouë 1793-1805. Lettres d'un chef de brigade… (1891)

DÉCRET DE LA CONVENTION NATIONALE DU 16 AVRIL 1793, L'AN SECOND DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇOISE.
Manifeste de la Convention nationale de France à tous les Peuples et à tous les Gouvememens.
Ce n'est pas seulement aux peuples qui prononcent le nom de liberté, ce n'est pas seulement aux hommes dont le fanatisme n'a point égaré la raison et dont l'âme n'est point abrutie par la servitude, que la Nation françoise dénonce l'atroce violation du droit des gens dont les généraux autrichiens viennent de se rendre coupables ; c'est à tous les peuples, c'est à tous les hommes.
Source : Gallica

Alexandre Boutrouë 1793-1805. Lettres d'un chef de brigade… (1891)

Nous les avons extraites des registres-minutes où le colonel Boutrouë inscrivait sa correspondance journalière de service pendant la période de paix qui précéda et suivit le couronnement de Napoléon. Ce n'est plus l'enjouement et l'abandon d'un frère qui raconte à son aillé et « meilleur ami » les joies et les misères de sa vie militaire ; c'est le chef, ferme et paternel à la fois, qui veille aux besoins multiples de cette autre famille qui s'appelle le régiment, s'attachant à pénétrer chacun de ses devoirs comme à répartir justement les récompenses.
Source : Gallica

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