Jules Favre, Procès de Orsini, de Rudio, Gomez… (1858)
“ La voilure de l'Empereur paraît ; la première bombe est jetée par Gomez, la seconde par Rudio, la troisième par Orsini, il n'y a pas de doute possible. Pourquoi n'a-t-il pas jeté l'autre? C'est qu'au milieu de ces blessés qui se débattent sur le pavé, sous cette tente criblée de projectiles, de celte voilure brisée par les bombes, calmes et sauvés, oubliant le danger qu'ils avaient couru, ne pensant qu'à ceux qui soffraient à leurs pieds, sortaient ceux qu'on avait voulu tuer. C'est que le bouclier dont la Providence les protège ce jour-là a été visible pour tous. ”
