Résumé

Jules Favre Procès de Orsini, de Rudio, Gomez… (1858)

La voilure de l'Empereur paraît ; la première bombe est jetée par Gomez, la seconde par Rudio, la troisième par Orsini, il n'y a pas de doute possible. Pourquoi n'a-t-il pas jeté l'autre? C'est qu'au milieu de ces blessés qui se débattent sur le pavé, sous cette tente criblée de projectiles, de celte voilure brisée par les bombes, calmes et sauvés, oubliant le danger qu'ils avaient couru, ne pensant qu'à ceux qui soffraient à leurs pieds, sortaient ceux qu'on avait voulu tuer. C'est que le bouclier dont la Providence les protège ce jour-là a été visible pour tous.
Source : Gallica

Jules Favre Procès de Orsini, de Rudio, Gomez… (1858)

N'est-ce pas là un miracle éclatant de la Providence? voilà Pierri, le plus ardent, le plus proche, reconnu par celui-là seul qui à Paris a gardé le souvenir de sa face? N'est-ce pas un miracle? voilà Orsini armé do deux bombes; il s'avance pour porter le coup le plus sûr, il me semble que je le vois, et il est frappé au milieu de ses victimes, il est marqué au front, il est aveuglé par un voile sanglant que la Providence a mis devant ses yeux pour l'empêcher de compléter son crime.
Vous savez tout. Il n'y a pas un doute possible sur les faits.
Source : Gallica

Jules Favre Procès de Orsini, de Rudio, Gomez… (1858)

Le jury peut chercher la vérité partout ; en principe, la déclaration de coaccusés est une preuve suspecte. Qui peut sonder, en effet, les mystères qui font agir un homme compromis et accusé ?
Qui peut dire: il n'y a ni vengeance, ni colère, ni rancune dans ce langage ?
Tel est le récit de l'audience. A vous, messieurs, de dire si ce récit a été détruit. Au-dessus du récit est l'accusation qui nous impute et le complot et la complicité dans l'attentat.
Le complot ! c'est là un crime abstrait, un crime de l'intelligence et de la volonté
Source : Gallica

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