Résumé

Edwin John James Procès et biographie du Dr S. Bernard… (1858)

Le crime d'assassinat, même contre un tyran, était un crime qu'un jury anglais ne pouvait voir qu'avec horreur et indignation. Mais prenant tout en considération, et en se rappelant que l'Italie a été dépouillée de sa liberté par une infâme tyrannie, il est possible, pour ceux qui existent dans un pays gouverné par une reine bienfaisante et aimée de son peuple, d'apprécier les sentiments de ceux qui croyaient que leur liberté avait été foulée aux pieds par un tyran étranger, et qu'ils avaient le droit de secouer le joug d'un tyran.
Source : Gallica

Edwin John James Procès et biographie du Dr S. Bernard… (1858)

Jour pour avoir conspiré, on a tâché de le déclarer coupable d'assassinat au moyen d'un vieil acte du parlement, qui ne s'applique nullement à ce cas, et qui n'est qu'une moquerie atroce.
Le gouvernement français a pour but, s'il était possible, d'établir par votre décision, messieurs les membres du jury, une règle qu'un exilé ne doit point être protégé en ce pays. L'Angleterre se vante, à juste titre, d'être telle que Cicéron dépeint Rome : "Regum, populorum, nationum, portus et refugium."
Source : Gallica

Edwin John James Procès et biographie du Dr S. Bernard… (1858)

Avant de se retirer de la. barre, M. Bernard prononce les paroles suivantes :
"Messieurs les jurés, votre verdict est l'expression de la vérité ! Je vous le jure ; je veux combattre pour la liberté contre la tyrannie, mais je ne serai jamais un assassin. Non! je ne suis pas coupable! Honneur au jury anglais! L'Angleterre a toujours été et sera toujours la terre de la liberté L'Angleterre écrasera toujours la tyrannie là où elle lèvera la tête !"
Depuis, le gouvernement a résolu d'abandonner toute poursuite contre lui et l'attorney général a déclaré cette résolution à la Chambre des communes.
Source : Gallica

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