Alexandre Delva, Considérations sur l'armée haïtienne… (1867)
“ Le soldat, quelque sobre, quelque brave qu'il soit, perd courage à la longue, lorsqu'il lui faut lutter contre la faim. Son coeur faiblit, l'esprit de conservation prend le dessus, quand il voit le compagnon blessé qui vient de tomber à ses côtés manquer de tout secours. Il importe que le soldat trouve partout une subsistance assurée et des soins empressés qui le mettent à l'abri des vicissitudes de tout genre dont nos annales militaires sont remplies. L'instruction, la discipline, le pain, les soins, voilà les conditions sans lesquelles l'État n'aura jamais une armée solide et courageuse. ”
