Résumé

Alexandre Delva Considérations sur l'armée haïtienne… (1867)

Le soldat, quelque sobre, quelque brave qu'il soit, perd courage à la longue, lorsqu'il lui faut lutter contre la faim.
Son coeur faiblit, l'esprit de conservation prend le dessus, quand il voit le compagnon blessé qui vient de tomber à ses côtés manquer de tout secours.
Il importe que le soldat trouve partout une subsistance assurée et des soins empressés qui le mettent à l'abri des vicissitudes de tout genre dont nos annales militaires sont remplies.
L'instruction, la discipline, le pain, les soins, voilà les conditions sans lesquelles l'État n'aura jamais une armée solide et courageuse.
Source : Gallica

Alexandre Delva Considérations sur l'armée haïtienne… (1867)

Le sort fixe l'avenir de chacun. C'est lui seul qui intervient pour décider si tel citoyen aura l'honneur insigne de protéger les institutions nationales à l'ombre desquelles travaillent et vivent ces autres citoyens que son doigt n'a pas désignés.
Avec la conscription, le pays aura une armée nationale digne de lui et non des bandes indisciplinées, produit de l'arbitraire et de l'iniquité.
Chaque soldat, fier alors de sa mission, remplira avec honneur la tâche qui lui incombe... la giberne, loin d'abaisser l'homme, relèvera le citoyen à ses propres yeux.
Source : Gallica

Alexandre Delva Considérations sur l'armée haïtienne… (1867)

Quelque rigoureuses que puissent être les lois de la discipline, je recommanderai d'une manière absolue l'exclusion de tout moyen avilissant du genre de ceux employés dans l'ancienne armée et, de nos jours encore, dans certaines armées européennes.
Un soldat avili n'est plus digne de figurer dans une armée.
Frapper du sabre ou du bâton un défenseur de la patrie, c'est le dégrader à ses propres yeux. Nous voulons des hommes et non des brutes.
Comme citoyen et comme homme, le soldat a droit aux égards de ses supérieurs.
Source : Gallica

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