Résumé

Catéchisme politique à l'usage des électeurs de 1831 (1831)

Tous les ministères qui jusqu'ici ont tenté des élections générales, disaient en termes plus ou moins explicites : les collèges électoraux vont prononcer entre nous et nos adversaires , c'est à eux de décider si notre système est bon ou mauvais. Aujourd'hui c'est toute autre chose. Le ministère ne doute de rien ; sa conviction est arrêtée; la France est telle qu'il lui plaît de la représenter : Le gouvernement est convaincu que ses principes sont conformes à l'intérêt national; il lui faut des députés attachés à ses principes : les élections n'ont rien à lui apprendre.
Source : Gallica

Catéchisme politique à l'usage des électeurs de 1831 (1831)

Ces Français, dont le rôle politique aurait dû être fini après la révolution de juillet, sont malheureusement ceux que le peuple, trop confiant, a laissé se placer au pouvoir, où ils se cramponnent de toutes leurs forces, jusqu'à ce qu'une nouvelle chambre, plus nationale et plus populaire que celle dont ils formaient l'inconcevable majorité, les en chasse, pour les faire rentrer dans l'obscurité où ils auraient dû s'ensevelir.
Source : Gallica

Catéchisme politique à l'usage des électeurs de 1831 (1831)

Surtout, des vieux scrutins épurant la morale, Repoussez à jamais de l'urne électorale, Ces Lameth, ces Agier, ces Jars, ces Rambuteau, Que le peuple a déjà frappés de son veto. Aujourd'hui ma justice à peine les effleure ; Mais vienne le péril, vienne la suprême heure (*) , Après un examen quarante jours mûri, Ils tomberont frappés par le peuple-jury; Je dirai devant tous par quels indignes voles Ils ont meurtri neuf mois leurs frères patriotes, Et sauvant l'avenir des maux que nous souffrons. De ces Caïns publics je marquerai les fronts.
(*) Les Elections.
Source : Gallica

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