Résumé

Essai de réforme constitutionnelle… (1887)

“ L'égalité est un niveau, dont l'effet est d'abaisser toutes les supériorités. Au premier degré, le suffrage universel ne peut donc être que très élémentaire.
Le scrutin uninominal d'arrondissement répond à peu près à l'aptitude de l'électeur moyen.
Le scrutin de liste exige des électeurs très informés. C'est là ce qui le rend absolument inconciliable avé le vote direct.
Le scrutin de liste avec le vote direct, c'est non seulement l'écrasement des minorités, c'est encore la confiscation pure et simple du suffrage universel au profit des Comités qui dressent les listes.
”
Source : Gallica

Essai de réforme constitutionnelle… (1887)

“ Pour ne parler que du délégué votif, le mandant qu'il reçoit est comme un blanc-seing. L'électeur qui le choisit s'en rapporte absolument à lui.
Il va sans dire que le candidat à la délégation votive peut à l'avance s'engager sur sa parole à ne retirer aucun suffrage ; que, d'autre part, les électeurs peuvent être admis à demander compte à leurs délégués votifs de la manière dont ils auront rempli leur mission.
Mais en droit, le vote devant être secret et par conséquent anonyme, il va de soi que le délégué votif est maître d'user comme il l'entend des suffrages qu'il a reçus.
”
Source : Gallica

Essai de réforme constitutionnelle… (1887)

“ Quand on veut faire une Constitution, — c'est-à-dire la loi fondamentale et maîtresse, — on s'adresse toujours à une Assemblée unique.
Il n'y a qu'un seul pays de suffrage universel après la France, c'est la Grèce. La Grèce n'a qu'une Chambre.
Dans les communes, il n'y a pas deux conseils municipaux. On ne voit pas dans les départements deux conseils généraux. Dans les sociétés anonymes, il n'y a pas deux conseils d'administration.
La dualité des Chambres ne pourrait se comprendre en France qu'avec deux Assemblées investies d'attributions différentes.
”
Source : Gallica

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