Résumé

Charles Henri Bailleul Appel à la souveraineté nationale sur une question qui touche la gloire et les intérêts nationaux du peuple français… (1830)

Cet acte de la Chambre des Députés, en effet, était à la fois un hommage et une: atteinte à la souveraineté de la Nation, bien involontaires sans doute l'un et l'autre, car on ne paraît pas avoir plus compris l'un que l'autre. C'était un hommage, en ce que l'on reconnaissait par là la nécessité de recourir à la puissance populaire pour une réforme de jugement pour laquelle étaient inhabiles tous les pouvoirs de l'Etat; et voilà sans doute ce qui a trompé des hommes aussi bons citoyens que vrais philantropes, qui ont mis en avant ou appuyé la proposition.
Source : Gallica

Charles Henri Bailleul Appel à la souveraineté nationale sur une question qui touche la gloire et les intérêts nationaux du peuple français… (1830)

« Le Peuple français veut que les coupables soient frappés par la loi, et que nulle main étrangère ne s'interpose pour en détourner ou en amortir le coup, afin que des ministres prévaricateurs ne puissent pas se vanter et se rire de l'impuissance, des peuples trahis par eux, et étaler aux yeux de l'univers le scandaleux triomphe de leur impunité;
» Mais le Peuple français veut aussi que ce châtiment exemplaire ne coûte rien à la gloire si pure de sa dernière révolution, à son humanité célébrée dans tout le monde, aux intérêts de sa liberté, gage de la liberté de toutes les nations.
Source : Gallica

Charles Henri Bailleul Appel à la souveraineté nationale sur une question qui touche la gloire et les intérêts nationaux du peuple français… (1830)

Par la mort, nous rattacherions nos assassins à la milice sacrée, nous en ferions des héros politiques, des suppliciés religieux; l'échafaud pour eux serait une apothéose de légende. Isolons-les au contraire; et, par une indulgence calculée, livrons-les au supplice, pour eux plus insupportable mille fois, de la vie. Voulons-nous en effet apprécier l'intensité du châtiment, et prendre pour règle la nécessité d'en mesurer l'étendue sur celle du crime? Dans ce cas, la peine de mort est tout-à-fait insuffisante.
Source : Gallica

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