Résumé

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant De la Dissolution de la Chambre des Députés… (1820)

La cause de l'agitation dont le ministère aime à se plaindre est toute entière dans la conduite de ce ministère. S'il eût respecté les principes de la Charte, les sollicitations extravagantes d'une faction sans forces réelles n'auraient excité que le mépris. S'il eût permis à la vérité d'être connue, des bruits alarmans n'auraient point occupé, dans des esprits crédules, la place refusée à la vérité. S'il ne se fût pas emparé de la censure, une discussion libre eût rétabli le calme , en montrant l'absurdité des sophismes et l'impuissance des véritables factieux.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant De la Dissolution de la Chambre des Députés… (1820)

Vous dénoncez des factions cachées, puissantes, dangereuses; mais s'il y a une faction, vous l'encouragez, en lui persuadant qu'elle a des alliés. Des écrivains que votre censure approuve sollicitent des coups d'état. L'opinion traduit leurs phrasés ampoulées, et sait fort bien ce qu'elles signifient. Des coups d'état sont des ressources illégales. Quand l'autorité en appelle à ces ressources, c'est que les appuis réguliers lui manquent. Elle n'est alors qu'une force, une autre force peut la briser
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant De la Dissolution de la Chambre des Députés… (1820)

Mais quand vous parlez d'anarchie, quand vous prodiguez cette désignation injurieuse à toute réclamation contre le pouvoir injuste, à tout appel à des droits reconnus, à toute manifestation d'une pensée que l'autorité trouve importune, quand vous flétrissez comme anarchistes nos plus riches capitalistes, nos citoyens les plus amis de la paix, vos discours sont puériles, vos déclamations vides d'idées, votre rhétorique impuissante, et personne ne vous écoute, ou personne au moins ne vous croit.
Source : Gallica

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