Résumé

Benjamin Laroche Le Cri des patriotes français sur la loi des élections… (1819)

Rome n'était plus dans Rome ; aujourd'hui la France entière est dans la France: et nul objet ne pouvant plus la distraire de ce grand objet, elle a jeté les yeux sur sa constitution , sur le ridicule mode d'élection qu'on lui avait proposé, elle a souri de pitié , et tout cet échafaudage de servitude s'est écroulé pour faire place à une Charte libérale. Dans ce grand pacte, le peuple français a repris la place qu'il n'aurait jamais dû perdre.
Source : Gallica

Benjamin Laroche Le Cri des patriotes français sur la loi des élections… (1819)

En vain m'objectera-t-on que les pouvoirs des deux Chambres sont deux pouvoirs essentiellement distincts; cette distinction n'empêche pas la prérogative de la Chambre des communes. Le pouvoir exécutif, représenté par le roi et les ministres, est aussi un pouvoir distinct de la Chambre dés communes, et pourtant c'est à elle que le pouvoir exécutif soumet ses différens budjets. Pourquoi la Chambre des pairs ne serait-elle pas également soumise à cette loi commune qui enchaîne tous les pouvoirs de la monarchie constitutionnelle?
Source : Gallica

Benjamin Laroche Le Cri des patriotes français sur la loi des élections… (1819)

Electeurs , songez à 1815 ; ne vous laissez pas dessaisir du plus noble privilége d'un citoyen. Dans ces graves circonstances , que vos réclamations s'élèvent de toute part jusqu'au trône , d'où doit émaner toute justice. Encouragez vos mandataires à résister à une funeste invasion. Electeurs , si la loi des élections succombe sous les efforts qui la menacent, c'en est fait de la liberté : la Charte ne serait qu'un vain mot ; ses dispositions ne seraient que des réglemens provisoires susceptibles de recevoir toutes les modifications que le despotisme et l'aristocratie voudraient leur faire
Source : Gallica

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