Résumé

Portrait de Étienne Arago Étienne Arago L'Hôtel de ville de Paris au 4 septembre et pendant le siège… (1874)

En ce moment, tout le côté droit de l'Hôtel de Ville était envahi. Le bel escalier, le plus voisin du quai, sur lequel s'ouvraient les bureaux du préfet, se remplissait de monde. C'est devant cet escalier que je fis à haute voix la première lecture du voeu des maires et de la décision favorable du Gouvernement. Des applaudissements seuls y répondirent. Aussitôt, je passai dans la salle du Trône, et, par une de ses fenêtres donnant sur la place de Grève, je fis une seconde lecture. Aux bravos très-nourris, très-accentués, se mêlèrent beaucoup de voix criant : « La Commune! la Commune ! »
Source : Gallica

Portrait de Étienne Arago Étienne Arago L'Hôtel de ville de Paris au 4 septembre et pendant le siège… (1874)

Le besoin tout parisien de parader, de processionner, le désir d'entendre parler un membre du Gouvernement, d'autres mobiles de vanité personnelle ou de simple curiosité, amenèrent à l'Hôtel de Ville des foules inoffensives avant et après la manifestation du 22 septembre. Cependant, les impatients de combat, les turbulents de métier, les envieux de profession, les ennemis masqués de la République se groupaient de jour en jour et les semaines se passaient inactives aux yeux du peuple, attentif aux progrès des Prussiens dont on sentait la poudre, dont on voyait reluire les casques au soleil.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Arago Étienne Arago L'Hôtel de ville de Paris au 4 septembre et pendant le siège… (1874)

« Paris, ajoute-t-il, est une ville de 2 millions d'âmes, — il aurait fallu faire sortir un tiers au moins de la population. » Et il ne comprend pas que le Gouvernement ait répondu en ne faisant pas faire partir les femmes, les enfants, les vieillards, en ne séparant pas les familles. Paris eut le coeur plus fraternel que M. Vacherot ; il ouvrit ses portes aux femmes, aux enfants, aux vieillards des communes suburbaines, aux familles des départements voisins envahis; et je m'honore d'avoir pourvu à l'existence de ces populations, quand le Gouvernement eut ordonné cette mesure d'humanité.
Source : Gallica

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