Résumé

Fedor Hoffbauer Livret explicatif du diorama de Paris à travers les âges… (1885)

Un drame moderne a surtout contribué à établir sa renommée, car tout ce qui offre du merveilleux est adopté par le vulgaire comme vérité incontestable.
Pour notre compte, sans rejeter entièrement la légende qui place dans cette tour les orgies de Jeanne ou de Marguerite de Bourgogne, il nous paraît plus probable que ses orgies — si elles ont eu lieu — ont dû se passer à l'hôtel de Nesle plutôt que dans la tour du même nom, qui d'ailleurs n'appartenait pas à l'hôtel, mais à la ville. Elle était séparée de l'hôtel par un chemin public et habitée par la garnison chargée de la défendre.
Source : Gallica

Fedor Hoffbauer Livret explicatif du diorama de Paris à travers les âges… (1885)

Les prédicateurs excitaient le peuple en criant : Allons prendre frère Henri de Valois dans son Louvre. Vers quatre heures, Henri III envoya de nouveau sa mère au duc de Guise, et sortit lui-même en habit de campagne, peu accompagné, comme pour se promener aux Tuileries. A peine le roi avait-il mis le pied hors du Louvre qu'un bourgeois vint augmenter sa frayeur en lui disant que le duc de Guise, à la tête de douze cents hommes, s'avançait pour se saisir de sa personne.
Source : Gallica

Fedor Hoffbauer Livret explicatif du diorama de Paris à travers les âges… (1885)

Après l'établissement des halles, où se tenaient des foires et des marchés, le cimetière des Innocents fut pendant le jour perpétuellement traversé par la population commerçante, et la nuit, devenait un lieu de débauche et de prostitution de la dernière classe du peuple.
Les animaux y déterraient les cadavres dans la partie la moins fréquentée ; les voleurs s'y réfugiaient la nuit et pillaient les passants.
Pour remédier à ces désordres, Philippe-Auguste fit environner le cimetière de murs et le fit fermer de portes qui ne s'ouvraient que lorsque le besoin l'exigeait.
Source : Gallica

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