Château Gaillard

Définition et enjeux

Claude Vignon Château-Gaillard (1874)

CHATEAU-GAILLARD 59
— Prends donc garde!
Il est vrai que, quelques secondes après, tandis que tout en causant, les convives choisissaient leurs places autour de la table, et casaient les dames, le Hollandais frôla Jean et lui demanda bas, en lançant vers Paul de Malinvault un regard incisif et clair :
— Combien vaut-il? cent ?
Et que Château-Gaillard, avec une physionomie impassiblement souriante, et le regard tourné vers la jolie Antonia, murmura :
— Non : famille parcimonieuse, pas plus de quatre-, vingt.
Source : Gallica

Claude Vignon Château-Gaillard (1874)

Julie se sentit blessée de l'audace de Château-Gaillard, qui pénétrait, presque malgré elle, dans sa retraite la plus intime, dont la présence, en ce moment, était une sorte de bravade au respect humain, d'insuite à la justice divine. Et puis, bien des sentiments secrets, bien des douleurs refoulées et comprimées, venaient d'être remuées dans l'âme de la placide Julie. Une sorte d'écume de colère bouillonna en elle et, pour se contenir, elle eut besoin de se ressouvenir qu'après tout, Jean de Château-Gaillard était son hôte.
— Que voulez-vous? demanda-t-elle.
Source : Gallica

Claude Vignon Château-Gaillard (1874)

Pour attacher Château-Gaillard d'abord, puis, pour s'en défaire, elle avait excité ses sens et développé ses vices. Avec les années et avec la fatigue de la volupté, avec l'abondance de l'or et l'inaction de l'homme arrivé, d'ailleurs, les vices s'étaient développés d'eux-mêmes. La lubricité de Château-Gaillard devenait comme une sorte de minotaure, auquel il fallait sans cesse de nouvelles victimes.
Sarah d'abord s'en était réjouie; soit qu'elle espérât d'être délivrée de l'homme, par la mort ou quelque maladie, soit qu'elle espérât être délivrée de l'amant, par quelque fille de bas étage.
Source : Gallica

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