Claude Vignon

Résumé

Claude Vignon,  Château-Gaillard (1874)

“ MOLIÈRE, Don Juan.
Sarah Bertin avait, à Vienne, une luxueuse installation, qui lui était commune avec Le Sourd! Naturellement, on disait, en parlant d'elle : « madame Le Sourd. » — L'entrepreneur n'avait jamais protesté. Pour Sarah, elle s'était trouvée trop heureuse de sa situation apparenté, pour ne pas s'attacher au nom qu'on lui avait spontanément donné.
Jusques alors l'idée du mariage n'était pas entrée dans l'esprit de la courtisane. Jamais elle n'avait pensé qu'elle pourrait un jour être du vrai monde, avoir un mari, tenir le même rang que telle ou telle femme, riche et fiere.
”
Source : Gallica

Claude Vignon,  Château-Gaillard (1874)

“ « Il faut compter avec la faiblesse humaine et compter
aussi sur les marottes qu'elle se forge. Si Hérouard est bon et chrétien, ma lettre fera son chemin dans son esprit; s'il est esprit fort, elle lui inspirera l'idée
qu'il serait bien sot de donner maintenant ses malheurs
malheurs en spectacle au monde; enfin elle lui fera comprendre, étant écrite visiblement sur le corps encore chaud de Mériot, qu'à esprit-fort, esprit-fort et demi, et qu'il a affaire à un parfait gentleman, lequel serait, au besoin, un créancier inexorable... » D'ailleurs je lui enverrai Valdeuil.
”
Source : Gallica

Claude Vignon,  Château-Gaillard (1874)

“ Elle lui savait un gré infini, dans son coeur, de ce renoncement dont elle ignorait la causé. En même temps elle était fière de le voir si beau, si intelligent; elle l'adorait, comme les mères,
dans la vieillesse, adorent les enfants de l'amour, quand elles ne les haïssent pas.
Lorsqu'elle l'entendait causer d'affaires avec M. Hérouard, ou bien causant avec d'autres, de politique, de littérature ou de théâtre, et semant sa conversation d'aperçus justes et larges, elle buvait ses paroles. Ah! comme elle concevait bien que Julie l'aimât !
”
Source : Gallica

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