Juge de commerce

Définition et enjeux

Eugène Camberlin Manuel pratique des tribunaux de commerce à l'usage des magistrats… (1876)

Aux termes de l'article 12 du Code de commerce, les livres de commerce régulièrement tenus, c'est-à-dire cotés, paraphés et visés, soit par un des juges du tribunal de commerce, soit par le maire ou un adjoint, peuvent être admis par le juge, pour faire preuve entre commerçants pour faits de commerce.
Il arrive fréquemment qu'un commerçant n'a pour établir une créance ou justifier de sa libération, d'autre preuve à fournir que ses livres de commerce dont il à constamment besoin, et dont il ne pourrait se dessaisir sans laisser en arrière des écritures qu'il doit passer tous les jours.
Source : Gallica

Jassuda Bédarride Droit commercial. Commentaire du Code de commerce… (1880)

L'institution des tribunaux de commerce ayant pour objet de faire juger les commerçants par leurs pairs, les fonctions de juge devaient naturellement être dévolues aux plus dignes et aux plus capables. Dès lors à qui pouvait-on en confier le choix si ce n'est aux commerçants eux-mêmes qui, par l'identité de profession, la fréquentation journalière de la Bourse, les relations nées de leur industrie, se trouvaient nécessairement en rapport les uns les autres. Personne mieux qu'eux n'était en position d'apprécier le mérite des candidats, leur honorabilité et leur capacité.
Source : Gallica

Raoul Lajoye Études sur le code pénal, par R. Lajoye… (1879)

Le commerçant le plus intelligent ne peut pas être en même temps jurisconsulte infaillible : il juge selon l'équité et quelquefois il néglige le droit. Si les tribunaux de commerce étaient, comme les jurys d'expropriation, dirigés par un magistrat de l'ordre judiciaire, les jugements commerciaux seraient plus souvent à l'abri de la critique.
Source : Gallica

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