Résumé

Maurice Chavrier Évolution de l'idée de commercialité… (1935)

On envisage ainsi, tout à la fois, le commerçant, les actes de commerce, l'organisation et l'exercice de la profession commerciale. La notion qui résume ces différentes considérations et qui substitue à celle d'actes de commerce, l'idée plus réelle de l'organisation commerciale, n'est autre que l'entre-prise. C'est elle qu'un Code de commerce récent, le Code roumain, a voulu mettre à sa base. C'est elle qui, au fond, a inspiré le plus grand nombre des décisions de nos tribunaux français. L'entreprise est, aujourd'hui, le véritable critère de la commercialité.
Source : Gallica

Maurice Chavrier Évolution de l'idée de commercialité… (1935)

L'organisation statutaire. — L'entreprise constitue une activité indépendante à laquelle il convient de donner un patrimoine propre et une personnalité. Cette activité, ainsi dotée pour l'action, doit avoir ses lois, ses statuts. Examinons-les.
Dans l'état actuel de notre Droit, seules les sociétés ont des statuts. Et cela se comprend : la société ne vit, en principe, que pour l'objet en vue duquel elle a été constituée. Au contraire, l'individu, qu'il soit commerçant ou non, reste un citoyen français dont le statut personnel est réglé par le code civil.
Source : Gallica

Maurice Chavrier Évolution de l'idée de commercialité… (1935)

A cet effet, nous distinguerons l'entreprise de la société, d'une part, et du fonds de commerce, d'autre part. La forme de la société, avons-nous dit, suffit à la rendre commerciale. Devons-nous en déduire que la société se confond, dans ce cas, avec l'entreprise qu'elle dirige ? Certes non. L'entreprise est avant tout, et essentiellement, une organisation de l'activité qui ne saurait être confondue avec la société, personne morale.
Source : Gallica

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