Résumé

Paul Sauzet [La querelle des dettes à Rome… (1864)

Le droit, pour l'acquéreur, d'utiliser les travaux, n'était guère qu'une conséquence de la vente, ce qui était vendu c'était le corps lui-même (4) ; et c'est comme une mesure d'humanité que la loi recommande au maître d'user de ses droits d'une façon modérée et de se borner à faire travailler le tiers et à bénéficier de ses services.
Ainsi la loi de Dieu autorisait un débiteur ou un nécessiteux à faire momentanément, au profit de son créancier, le sacrifice de sa liberté et à payer du travail de ses mains, dans la servitude, ce qu'il ne pouvait payer en deniers.
Source : Gallica

Paul Sauzet [La querelle des dettes à Rome… (1864)

S'il est vrai de dire que les meilleures lois sont celles qui laissent le moins de prise à l'arbitraire du juge, cette maxime doit principalement être observée « dans un pays-où l'application stricte de la loi est une garantie de la liberté des citoyens, » et surtout en matière de contrainte par corps, parce que ce moyen extrême d'exécuter un débiteur ne devrait être autorisé que dans les cas où le législateur en a lui-même reconnu l'impérieuse nécessité. Le débiteur ne doit pas davantage avoir le droit de renoncer par convention à ce bien plus précieux que tous les autres.
Source : Gallica

Paul Sauzet [La querelle des dettes à Rome… (1864)

On sentait le besoin de se montrer libéral, quand il ne fallait qu'être juste. Du reste, ces grandes dérogations n'avaient qu'un temps : les patriciens achetaient à ce prix, la faculté de maintenir comme principe l'arbitraire au lieu du droit, et de faire revivre à volonté l'oppression de la dette.
Au surplus ils n'ignoraient pas que les lois répressives aggravent le sort des obérés par leur exagération ; car, la foi dans les contrats étant perdue, nul ne veut plus prêter que pour d'énormes profits , et il faut alors payer et pour le prêt lui-même et pour les dangers publics du prêt.
Source : Gallica

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