Résumé

Louis-Amand Picard Du prêt à intérêt, en droit romain… (1876)

A ce moment, apparaît le jurisconsulte Dumoulin ; aussi grand par l'honnêteté que par la science.
Par la science, il éclaire et complète nos lois des règles du droit romain. Par l'honnêteté, il signale hautement et sans crainte les abus et les injustices.
Adversaire énergique de l'usure excessive, il est partisan du prêt à intérêt à un taux modéré. Il déplore que l'ignorance, résultat de l'invasion des barbares n'ait pas permis la connaissance des lois romaines.
Source : Gallica

Louis-Amand Picard Du prêt à intérêt, en droit romain… (1876)

Le prêt à intérêt était toujours prohibé, et l'on voulait conserver la prohibition en tant que loi doctrinale. C'est alors que l'on pensa avoir tout concilié en inventant la vente à réméré, la société en commandite, le contrat d'assurances et moins déguisé, le contrat de constitution de rente, le contrat de change, l'institution des Monts de piété, enfin des mots barbares, qui exercèrent à un si haut degré la verve impitoyable du satirique de Port-Royal
Source : Gallica

Louis-Amand Picard Du prêt à intérêt, en droit romain… (1876)

L'argent, nous dit M. Sacase, est l'instrument nécessaire de toutes les transactions que le pauvre et le riche sont contraints de louer, le riche quelquefois, le pauvre toujours et ce qui fait justement que la misère peut-être si facilement exploitée. L'élévation de l'intérêt n'est que le prix de la misère qu'on exploite, est-ce la misère qu'on exploite, quand la location d'un immeuble se conclut à un prix trop élevé ?
III. En abrogeant la loi de 1807, vous enlevez la dernière pudeur à l'usurier.
Source : Gallica

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