J. Didiot

Élements biographiques

J. Didiot Dictionnaire de théologie catholique

Quand une délégation du pouvoir législatif est possible, comme dans les monarchies absolues, elle peut suffire à l’abrogation des lois portées par le prince lui-même, mais à la condition pourtant que le délégué agira pour de bonnes raisons, car il n’est jamais censé revêtu d’une autorité imprudente et déraisonnable. Le prince, le législateur, le pouvoir ordinaire, peut au contraire abroger validement, quoique imprudemment, quoique méchamment : s’il supprime l’obligation légale dépendant réellement de lui, elle n’existe plus et ne lie plus.
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J. Didiot Dictionnaire de théologie catholique

Et réellement, parce que certains éléments sont immuables au sein des sociétés les plus mobiles ; parce qu’un législateur d’une science et d’une prudence infinies, Dieu lui-même, a légiféré nécessairement ou librement sur ces immuables bases sociales, il y a des lois placées pour toujours au-dessus de toute abrogation, soit humaine, soit même divine.
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Car on n’en peut douter, quand un pouvoir législatif dépend d’un autre pouvoir également législatif et complet comme tel ; quand, par exemple, le pouvoir épiscopal dépend du pouvoir pontifical en matière de législation, au point que celui-ci peut légiférer s’il le veut pour les sujets mêmes de l’évêque, et qu’il peut conséquemment annuler ou modifier les lois épiscopales régulièrement portées, le législateur majeur est en droit d’abroger par lui-même la législation de son inférieur, même sans l’agrément de celui-ci.
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