Auteur :Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Puisse-t-il aussi, le maître que nous attendons, rendre à la musique la sensibilité qui paraît se retirer d’elle ! Une symphonie comme celle de M. Richard Strauss est la production d’une intelligence, d’un cerveau de musicien peut-être sans pareil aujourd’hui. Mais qu’elle est donc peu l’inspiration d’un cœur ! A peine si quelque trait pathétique, émouvant, traverse par endroits cette épure sonore. Oui, sans doute, Archimède « éclate aux esprits, » mais Archimède était un savant. Il n’y a de grand artiste que celui qui, non moins qu’aux esprits, peut-être plus encore, éclate aux âmes. ”
