Léonie Meunier

Élements biographiques

Léonie Meunier Philippe de Champaigne (1924)

On a dit avec raison, qu'à part quelques religieuses, Champaigne a peint très peu de femmes. On a de lui, au Louvre, une Inconnue, pâle, triste, attachante, à laquelle on voudrait bien donner un nom. On a prononcé celui de Mme Arnauld, sans songer que cette bonne dame, mariée en 1585, était trop âgée pour que Philippe pût en tirer ce portrait.
Quoi qu'il en soit, il a certainement peu fait de femmes de la cour et de la ville, ce que nous appelons aujourd'hui les femmes du monde. Mais il nous a donné des Vierges adorables de pureté, de jeunesse, de beauté.
Source : Gallica

Léonie Meunier Philippe de Champaigne (1924)

Cet aîné de la famille Arnauld nous est déjà apparu plusieurs fois : c'était l'homme aimable de Port-Royal, « l'ami universel ». Comme son fils, M. de Pomponne, secrétaire d'État, il était grand ami de Mme de Sévigné. Il s'était fait le jardinier du monastère, avec la spécialité des poires. Il en obtenait de si belles qu'il pouvait en faire hommage à la reine mère, aux princes, au cardinal Mazarin. Tallement des Réaux disait qu'il aimait mieux prêcher et embrasser les belles personnes que les moins jolies. Mme de Sévigné, qui l'appelait le bonhomme, le taquinait aussi là-dessus.
Source : Gallica

Léonie Meunier Philippe de Champaigne (1924)

C'est une grande figure dont deux fois, au moins, Philippe de Champaigne a rendu l'expression si profondément pensive. Dans le portrait du Louvre, elle est assise dans un fauteuil rustique, tournant le dos au paysage de PortRoyal-des-Champs. Elle a des mains admirables, délicates, petites, qui n'eurent jamais rien à faire avec les œuvres serviles, qui ne firent qu'écrire, porter la crosse, se lever vers le ciel.
Source : Gallica

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