Résumé

Léon Lagrange Joseph Vernet : sa vie, sa famille… (1858)

Si ce n'est pas l'âge de la jeunesse, comme le voudraient certains savants désireux de ne pas vieillir, c'est du moins, surtout pour un artiste d'un tempérament aussi robuste que celui de J. Vernet, l'âge de la maturité, d'une maturité saine et forte. Aussi le peintre des Ports de France, délivré de sa lourde tâche, et retrempé dans la vie parisienne, retrouva-t-il pendant quelques années une séve, une ardeur, une puissance de travail, qui fait de cette période une époque aussi féconde que les dernières années de son séjour à Rome, les plus belles de sa vie.
Source : Gallica

Léon Lagrange Joseph Vernet : sa vie, sa famille… (1858)

La Tempête passe généralement pour un chef-d'œuvre de gravure : et, en effet, le graveur s'y montre admirable par l'imprévu de ses travaux, par l'audace du métier, l'agilité, la force, l'abondance des moyens qu'il déploie. Mais, derrière ce fulgurant étalage des ressources du burin, le peintre disparaît : la Tempête fait admirer Balechou, elle fait oublier J. Vernet; on se prend à regretter les artistes modestes qui ont su, avec une manière moins pénible et moins suffocante, rendre plus simplement le faire aisé, leste et toujours aimable, du peintre des Ports.
Source : Gallica

Léon Lagrange Joseph Vernet : sa vie, sa famille… (1858)

Les premières œuvres du génie ont la grâce fragile, l'at- trait délicat des premières fleurs; la fraîcheur des impressions, voilée d'inexpérience, rappelle ces matinées humides où le soleil essaye ses forces derrière un rideau de brouillards. C'est le printemps de l'artiste : il aime la nature d'une passion chaste et désintéressée; il l'adore sans oser y toucher; il la reproduit comme l'eau dormante réfléchit le ciel; il vit en elle, il ne vit pas en lui.
Mais, à mesure que le talent mûrit, la personnalité de l'homme se dégage
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature