Amédée Durande

Résumé

Amédée Durande Joseph, Carle et Horace Vernet… (1864)

Horace Vernet avait pris cette fière devise : « Malgré tout! » Mais ce défi lancé au destin était inutile; jamais carrière d'artiste ne fut plus constamment heureuse.
Il serait injuste, disons plus, il serait puéril de vouloir juger d'après les principes éternels du Beau l'œuvre d'un homme qui, toute sa vie, a fait profession de ne rien comprendre aux spéculations plus ou moins profondes de l'esthétique. Ce qu'Horace Vernet recherchait avant tout dans les arts, c'était la vérité, non pas la reproduction brutale de ce qui est laid et repoussant, mais l'image d'objets choisis avec goût.
Source : Gallica

Amédée Durande Joseph, Carle et Horace Vernet… (1864)

Bien habiles et bien forts sont ceux qui résistent à ce premier enivrement de la renommée I Horace ne sut pas échapper à la commune faiblesse : le succès était pour lui, et il profita sans réserve et sans scrupule de l'engouement que son talent excitait partout.
Plusieurs raisons motivaient cette vogue. Outre le mérite incontestable de l'artiste, il y avait la tenue politique de l'homme qui séduisait ses juges. Lui qui aimait le pouvoir, le galon et tous les hochets dorés comme les enfants aiment les joujoux, il devint, pendant un instant, la cheville ouvrière de l'opposition.
Source : Gallica

Amédée Durande Joseph, Carle et Horace Vernet… (1864)

Heureusement, j'ai vu tant de choses dans ma vie, que, quoiqu'un peu emporté par le tourbillon pour le moment, mon œil reste fixé sur le point où rien ne tourne, où tout est réel, sur le pivot de la rue Saint-Lazare, où mon cœur est planté; la tête peut emporter le reste; mais c'est toujours là le centre, et, dans trois mois, je le reprendrai avec sa gravité; car, tout en te disant des bêtises pour te faire rire, je deviens plus sérieux que tu ne penses, et je lutterai avec Delaroche pour le calme et le sangfroid.
Source : Gallica

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