Résumé

Portrait de Joseph Mérilhou Joseph Mérilhou Mémoire pour M. le général Berton… (1822)

Vous ne vous arrêterez pas à l'idée que c'est le gouvernement qui poursuit la prompte exécution d'une condamnation capitale. Quelle que soit son impatience, il veut avant tout que les besoins de la justice soient remplis ; il veut que vous écartiez tonte idée des dangers que l'état a pu courir, pour vous souvenir que vous êtes avant tout les ministres de la loi.
Vous avez un devoir à remplir envers la société et envers l'accusé ; vous êtes institués pour lui conserver toutes les garanties dont la loi a voulu l'entourer.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Mérilhou Joseph Mérilhou Mémoire pour M. le général Berton… (1822)

Quoi! on convient que la défense est de droit naturel; que rien ne peut entraver le choix du défenseur; sans libre communication, il n'y a pas de défense possible ; et l'on admettrait qu'il appartiendrait au pouvoir discrétionnaire d'un seul homme d'enlever l'exercice de ce droit à un accusé !
Mais autant vaudrait dire, que le président des assises a le droit de disposer de sa vie, en vertu du pouvoir discrétionnaire. L'art. 302 du code d'instruction criminelle n'admet pas cette interprétation.
Source : Gallica

Portrait de Joseph Mérilhou Joseph Mérilhou Mémoire pour M. le général Berton… (1822)

Si la doctrine de M. le procureur-général était admise, nous retomberions dans la procédure secrète de l'ordonnance de 1670, inconnue à nos ancêtres, et dans celle si justement flétrie, du tribunal de l'inquisition.
Nous croyons l'avoir suffisamment démontré; sans la libre communication, point de défense possible ; sans défense, point de condamnation légitime.
Dira-t-on que les faits ne sont pas justifiés d'une manière authentique? mais la loi n'a indiqué aucun autre moyen pour leur constatation, qu'une réclamation publique pendant les débats.
Source : Gallica

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