Th. Coupois, Memento à l'usage des présidents et juges des conseils de guerre (1883)
“ Cette formalité n'est pas prescrite à peine de nullité, mais il y a nullité si le président a refusé d'entendre les observations de l'accusé. Ces observations ne doivent pas dégénérer en outrages. Ainsi l'accusé qui dit : « N'écoutez pas ce témoin, c'est un faux témoin, » commet le délit d'outrage public adressé à un témoin à raison de sa dépotion. Mais si l'accusé dit : « Ce que vient de dire le témoin est une invention et une fausseté, » il ne dépasse pas les bornes d'une légitime défense et il n'y a pas de délit. ”
