Amédée Alléon Nouveaux procédés de taxidermie… (1898)

L'arcade sourcilière, seul accent dans la physionomie du pauvre oiseau, a disparu derrière un gros œil qui l'a recouverte : de la ressemblance de cet œil, il ne saurait être question, car la couleur est très approximativement choisie, sans compter que les émailleurs n'ont nul
souci des nuances et qu'ils étendent l'iris sur le domaine de la prunelle, de manière à enlever à cette dernière partie l'importance qui lui revient.
Ainsi la ressemblance de l'oiseau est de plus en plus altérée; mais que sont les pailles lorsque les poutres passent inaperçues!
Source : Gallica

Amédée Alléon Nouveaux procédés de taxidermie… (1898)

La pauvre bête est méconnaissable : ses attributs de buse lui sont enlevés, elle ne ressemble à aucun oiseau, car rien n'est plus à sa place. La voilà menaçante comme une harpie, les pattes coudées comme un passereau, la tête comprimée comme une poule, doublée de volume, allongée, élargie.
Si elle a les ailes ouvertes, car l'envergure a un puissant intérêt, elles sont étendues outre mesure. En tous cas, les pattes ressortent sans pudeur des convenances ornithologiques, le squelette n'étant plus là pour réprimer l'ardeur de l'empailleur.
Source : Gallica

Amédée Alléon Nouveaux procédés de taxidermie… (1898)

Quoique les pattes soient soudées au corps, comme elles sont très courtes et les tarses très longs, les pieds viennent, pour maintenir l'équilibre, tomber sous le pommeau de l'aile. Non seulement le corps est horizontal mais la queue est même plus haute que la tête; c'est dans cette position que l'oiseau marche. Au repos, l'arrière-train s'abaisse et le cou se relève.
Source : Gallica

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