Léon Guérin, Promenades au Jardin des plantes (1844)
“ Le glouton n'a pas les jambes faites pour courir, il ne peut même marcher que d'un pas lent; mais la ruse supplée à la légèreté qui lui manque ; il attend les animaux au passage; il grimpe sur les arbres, pour se lancer dessus et les saisir avec avantage; il se jette sur les élans et sur les rennes, leur entame le corps, et s'y attache si fort, avec les griffés et les dents, que rien ne peut l'en séparer ; ces pauvres animaux précipitent en vain leur course; en vain ils se frottent contre les arbres, et font les plus grands efforts pour se délivrer ”
