Résumé

Gnafron fils Théâtre, saynètes et récits, par Gnafron fils… (1886)

Oui, mais c'est sa tornure, Et puis c'est sa couleur... c'est une belle blonde!
ROGATON.
Pomadin, mon garçon, vous vous moquez du monde, Ouvrez donc les quinquets, ma barbe est quasi noire !
POMADIN.
Quelle plaisanterie ! ça je ne puis le croire; On voit ben sa couleur... enfin, blonde ou brune, Ça ne changerait rien à ma bonne fortune, Si vous me l'accordez, si j'en suis possesseur.
ROGATON.
Hein ? que dit-il, çui-là ? Vous faites le farceur, Ou ben vous ramassez les crins pour le postiche ?
POMADIN.
Non, mossieu Rogaton, celle-là je m'en fiche ! Au diable votre poil !...
Source : Gallica

Gnafron fils Théâtre, saynètes et récits, par Gnafron fils… (1886)

Que fait manger du chien pour du jeune mouton, Que fait de gibelottes du lapin de gouttière. De ça j'ai des témoins : le portier, la portière, Et son vin drogassé qu'il sert à la pratique, Ça fait de gargouillades tout comme l'émétique, Et voilà un malin qui, se disant honnête, En vous embouconant peut relever la tête. Suffit qu'on est merlan et qu'on n'a pas d'avance, Prend en vous regardant de grands airs d'arrogance. Un raseur de museaux ! ça c'est pas un métier, Parlez-moi z'y d'un gone boucher ou gargotier, C'est toujours plein de graisse, avec ça quelle odeur !
Source : Gallica

Gnafron fils Théâtre, saynètes et récits, par Gnafron fils… (1886)

J'ai pas plus tôt dit ça que je prends mêmement Une patafiolée, comme une grande bête... J'en déchire ma veste, mais, ben heureusement, Sur des bouses de vaches je me cogne la tête !... Ça m'a ben procuré un sale barbouillage Sur le nez, dans les yeux, enfin tout le museau, Mais, en se torchant bien, y aura pas de dommage Et je me laverai, si je trouve de l'eau.
Nous rattrapons Moinot, qui rit comme un jobard Envoyant Guignochet que tortille la fesse, Me traite de gormand, qu'aime trop l'épinard, A moins que j'ai mis ça pour servir de compresse.
Source : Gallica

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