A.-C. Bouyer

Résumé

A.-C. Bouyer Nouveau musée du naturaliste (1850-1852)

LE Loup est pourvu de sens très subtils ; l'odeur du sang et du carnage l'attire de plus d'une lieue, et, bien qu'il préfère la chair des animaux vivants à la chair morte, celle de l'homme est si fort de son goût, qu'on a vu des bandes de Loups suivre les armées, déterrer les morts et
s'en repaître avec une avidité furieuse ; il est beaucoup plus gros et plus musculeux que le Chien; il a la tête longue, le nez effilé, les dents énormes ; ses yeux, de couleur verte, sont étincelants; son aspect annonce une extrême férocité. La couleur de son poil est d'un brun mélangé
Source : Gallica

A.-C. Bouyer Nouveau musée du naturaliste (1850-1852)

Toujours en l'air comme un oiseau, l'Écureuil se tient plus volontiers sur les arbres élevés que sur les taillis, et là il s'abrite de sa queue comme d'un éventail afin de se défendre contre les rayons du soleil. Prévoyant et travailleur, ce petit animal récolte des noisettes, des glands et autres graines pendant la saison, et les cache dans les fentes des vieux arbres, afin de les y
retrouver quand arrive l'hiver.
La propreté est une des vertus de l'Écureuil, et son poil, qui repousse plus fortement coloré chaque année, est toujours lissé et peigné à l'aide de ses mains et de ses dents.
Source : Gallica

A.-C. Bouyer Nouveau musée du naturaliste (1850-1852)

Pressé par la famine, il brave le danger, vient attaquer les animaux qui sont sous la garde des hommes, et surtout les agneaux et les chevreaux; lorsque cette maraude ne lui réussit pas, il parcourt la campagne, rôde autour des habitations, vient attaquer les bergeries, gratte et creuse sous les portes, entre furieux, met tout à mort avant de choisir sa proie, et ces excès finissent ordinairement par la rage et la mort. Le Loup, étant jeune, s'apprivoise, mais il reprend avec l'âge sa férocité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature