Pierre Loti,
Le livre de la pitié et de la mort
“ C'est fini, le visage de tante Claire est voilé à jamais, évanoui dans la grande nuit des choses passées...Le cercueil s'en va; on l'emporte en bas dans la cour. Elle est partie pour l'éternité, de cette chère chambre, où, toute mon enfance, j'étais venu chercher ces gâteries à elle, que rien ne lassait,—et où il semblait que sa présence eût apporté un peu du charme de «l'île», un peu de la vie antérieure de nos ancêtres de là-bas...Dans la cour, sur des bancs recouverts de verdure, on l'a placée à l'abri d'une tente; par terre, une jonchée de feuillages et, alentour, des arbustes verts. ”
