Antoine Elwart,
Histoire de la Société des concerts du Conservatoire impérial de musique…
(1860)
“ Si la fortune lui avait été moins défavorable, si sa vie avait été riche d'années heureuses, quelle n'aurait pas été sa joie d'entendre à Paris le premier orchestre du monde exécuter ses sublimes composilions ! Mais un si grand bonheur ne lui était pas réservé, et Beethoven, dont le nom brille d'une auréole si lumineuse, dont le génie est maintenant incontesté, est un exemple nouveau des caprices du sort qui a accablé de tout temps les plus grands hommes : vivants, leurs contemporains les laissent passer inaperçus; morts, la postérité leur élève des statues. ”
