Résumé

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville Oeuvres de Théodore de Banville…

Vois comme l’onde est calme, et comme la Naïade,
Dont la molle fraîcheur invite et persuade,
Semble tourner vers nous l’azur de ses yeux bleus.
Myrrha.
Dans ses bras palpitants descendons toutes deux.
Confions notre tête à son bruit qui fascine,
Et notre épaule blonde à sa douce poitrine.
Néère.
Goûtons auparavant ce doux vin. Pour nos jeux
La grappe y mit la force et l’emplit de ses feux.
Myrrha.
Oui, mais la coupe d’or est froide à qui la touche.
Quel or vaut, ô ma sœur, les roses de ta bouche !
Néère.
Tenons-nous par la main. Ah ! ce flot est glacé !
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Un soir l’âme du vin chantait dans les bouteilles
Charles Baudelaire.
Parmi les gazons
Tout en floraisons
Dessous les treilles,
J’écoute sans fin
La chanson du Vin
Dans les bouteilles.
L’Ode à l’Idéal
Au fond du cristal
Coule embaumée.
La strophe bruit,
Et, limpide, suit
Sa sœur charmée.
Les nectars vermeils
Chantent les soleils
De la jeunesse,
Et tous les retours
Qui font nos amours
Pleins de tristesse ;
Et le dieu cornu,
Le beau guerrier nu,
Dans les mêlées,
Qui guide en rêvant
Des femmes au vent
Échevelées
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Comme un tourbillon vole sur un mode effréné.
Folle, ayant encor du vin sur le coin de sa lèvre,
Seule, Aganappé, la belle Nymphe aux pieds de chèvre,
Pâle de désir, et pleine de l’amour du Dieu,
S’arrête, pensive, et tourne vers lui son œil bleu.
Ô Cypris ! le chœur la renverse dans la poussière,
Son corps palpitant roule dans la fange grossière ;
Les vierges des bois marchent dans son sang et ses pleurs,
Et foulent aux pieds son sein qui ressemble à des fleurs.
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