Xavier Forneret

Xavier Forneret

Résumé

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Encore un an de "Sans titre" (1840)

Moi qui vous fais vivre Tous, il me faut bien quelque chose, à moi. Je suis une bouche qui n'ai que le reste de l'Homme ; mais n'importe, j'en deviens jaloux, je le cache en poussière, et personne n'y touche.— Alors, content, je continue de souffler, et vous vivez un peu, pour mourir BEAUCOUP, et moi, je vais prenant, cachant, montrant, pour reprendre, cacher et remontrer toujours. C'est mon bonheur, mon baiser, mon amour a moi : sa forme change, voila tout.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Encore un an de "Sans titre" (1840)

Si on cache son idée à soi sous une plume qui écrit, — à quoi sert de tailler une plume? Si, au contraire, on tient celle-ci avec franchise, cela donne à dire, qu'à moins qu'elle ne publie des livres savants, la Femme-Auteur fait tache sur la Femme. C'est comme un faux-frère qui affiche tout haut ce qu'on doit penser le plus bas possible. — Rien n'est joli comme un gosier qui chante ; c'est affreux quand il crie.
Source : Gallica

Portrait de Xavier Forneret Xavier Forneret Encore un an de "Sans titre" (1840)

En vivant il n'y a à dire qu'un mot en trois, comme une Trinité diabolique : — vaille que vaille. —
APRÈS FIN.
Volupté se montre et emporte; — Désir se cache et laisse. —
APRÈS FIN.
Ne nions pas devant Quelqu'un qui dit notre secret à lui confié ; mais qu'il y ait une arme pour DEUX. Malheureux, et misérable de moins, chose pauvre, et pauvre chose inutile au Monde. Je lie parle pas ici d'un secret de confitures, d'un secret qui lèche les bords du Coeur, mais de celui qui mord dedans. —
APRÈS FIN
Ne demandez jamais le Soleil à la Lune ; vous n'auriez pas seulement une étoile.
Source : Gallica

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