Louis Gaussin

Résumé

Louis Gaussin Le Tour du monde

La terre flottait sans direction, agitée comme l’eau au souffle du vent : elle n’était point fixée. Taaroa dit alors : « Voici que le ciel erre dans l’espace, que la terre informe flotte et vacille dans les profondeurs de l’abîme. Elle est haletante comme le plongeur au fond de la mer ; elle attend, informe, vacillant dans les profondeurs de l’abîme. » Taaroa mit la tête en dehors de son enveloppe et son enveloppe s’évanouit et devint la terre. Taaroa vit alors que la terre était devenue terre, que la mer était devenue mer et que le ciel était devenu ciel.
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Louis Gaussin Le Tour du monde

Au chant du coq, Maui disposa son piége au bord de l’orifice (par où le Soleil sort de terre) : aux premières lueurs du crépuscule, quand on commence à pouvoir distinguer une mouche qui vole, les rayons du Soleil s’engagèrent dans le piége, et, au jour, son cou y fut pris. Les différents liens furent bientôt brisés, seul le cheveu de Hinahina-toto-io arrêta le Soleil et résista à tous ses efforts ; en vain par cent fois il s’élança vers le ciel, en vain par cent fois il se précipita dans les profondeurs d’où il venait, il ne réussit qu’à se rompre le cou.
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Louis Gaussin Le Tour du monde

La Lune brille dans le ciel ; elle répand sa lumière sur la terre comme une torche placée par les Dieux pour éclairer la couche nuptiale ; la Lune brille dans le ciel ; elle répand sa lumière sur la terre comme une torche placée par les Dieux pour éclairer le festin ; la Lune brille dans le ciel... Un diadème au front, elle nous offre un abri dans la maison des Dieux, dans la maison des Dieux...
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