Guimbarde

Définition et enjeux

Portrait de Paul Arène Paul Arène,  Les Ogresses

“ La guimbarde — vous le savez peut-être — consiste en une minuscule lyre d’acier munie, au milieu, d’une languette. La façon d’en user est simple : on serre la lyre entre les dents, et on fait vibrer la languette du bout du doigt. Chacun peut ainsi, à la condition d’aspirer le son fortement, se jouer dans le creux du ventre, les plus adorables musiques. Le public, d’ailleurs, n’entend rien, et seul le virtuose a le bénéfice de son génie, ce qui est le comble de l’Art pour l’Art... Dans nos courses à travers la campagne, Estevanet portait toujours sa guimbarde sur lui. ”
Source : Wikisource

Albert Jannin,  Un coin du pays basque (1906)

“ Les mules font un effort, stimulées par quelques paroles énergiques du conducteur; un bruit de sonnettes résonne pour se perdre bientôt sous d'épaisses ramures, pendant que la vieille guimbarde roule de nouveau le long des côteaux brunis et embroussaillés où des bœufs accouplés viennent vers nous, tirant péniblement leurs lourds chariots de bois et de brindilles.
Et sous le ciel qui semble s'abaisser par la masse des nuages, nous voyons toujours ces mêmes teintes bistrées des montagnes arides, ces mêmes horizons qui changent les lointains et les rendent plus confus.
”
Source : Gallica

Guy-Péron,  Les derniers invalides : mémoires… (1904)

“ Sous la capote de la guimbarde, les dormeurs s'éveillèrent : le lancier d'abord, qui étira ses longs bras et ses longues jambes en bâillant à s'en décrocher la mâchoire; le voltigeur ensuite, puis le capucin, qui, après s'être frotté les yeux de ses gros poings, esquissa des signes de croix, se mit à genoux sur la banquette et fit sa prière, les yeux fixés vers le ciel, les bras croisés sur la poitrine. ”
Source : Gallica

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