Résumé

Portrait de Claudius Madrolle Claudius Madrolle Notes d'un voyage en Afrique occidentale… (1894)

Déjà quelques groupes de Iolas se sont formés pour connaître le motif de ces sifflements ; à notre vue chacun reste un instant ébahi. Cependant la glace (dans ces pays chauds) est vite rompue et chacun nous tend la main, tandis que le tamtam résonne et que de toutes parts on entend : « les Franzissails (Français) sont arrivés ».
Soummoudoua, chef du village, accourt vers nous et nous palabrons : « Comment va ton dieu ?... (car les Iolas sont fétichistes) ... As-tu fait bon voyage?... Comment te portes-tu ?... D'où viens-tu?... Comment vont tes parents et les amis que tu viens de quitter ».
Source : Gallica

Portrait de Claudius Madrolle Claudius Madrolle Notes d'un voyage en Afrique occidentale… (1894)

En Afrique, les noirs ont un culte pour les oiseaux et à plusieurs sont attachées des fables assez curieuses.
La famine ayant sévi sur les bords de la Gambie les indigènes, après avoir beaucoup prié, et ne sachant à quel dieu se vouer, rencontrèrent un jour un oiseau, probablement envoyé des cieux, qui les conduisit dans son nid : là, les noirs trouvèrent une très grande quantité de mil qui leur servit, non seulement à ensemencer mais encore à se nourrir jusqu'à la récolte prochaine.
Les histoires de ce genre sont nombreuses ; mais revenons à notre Casamance.
Source : Gallica

Portrait de Claudius Madrolle Claudius Madrolle Notes d'un voyage en Afrique occidentale… (1894)

Bientôt nous entendons dans le lointain des chants et des cris de femmes employées à la récolte du riz : puis des sifflements aigus nous font connaître l'approche du village.
Un indigène, nous apercevant, signale notre arrivée. Des petits cris et des sifflements répétés de case en case
annoncent le passage d'un inconnu, ou l'approche d'une chose pouvant exciter l'intérêt des noirs ou leur méfiance.
Source : Gallica

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