Claudius Madrolle,
En Guinée (2e édition)
(1895)
“ Sur la rade foraine, semée de bas-fonds, accessible seulement à marée haute, le vapeur postal jette l'ancre deux fois par mois. C'est un évènement ni plus ni moins qu'au village l'arrivée de la diligence. A peine le navire est-il signalé que les embarcations démarrent, faisant force de rames. On va se donner l'illusion de la patrie en venant passer quelques heures à bord. Tous ceux que les exigences ne retiennent pas à terre sont de la partie. Ils ont endossé les habits de fête, le complet de toile blanche immaculé. C'est en effet fête chômée pour ce petit monde. ”
