Maurice Jogand

Élements biographiques

Maurice Jogand L'enfant de la folle (1883)

Un noble, un ennemi de l'ouvrier, sans doute! C'est lui qui a séduit ma fille!. Et de quel droit cet homme, qui par sa fortune et par son nom peut espérer avoir toutes les jouissances de ce monde, est-il venu m'enlever le seul bonheur que j'avais? Qui lui a permis de ternir cette auréole de vertu qui était la seule richesse de ma fille ? Comment satisfera-t-il cet amour qu'il a jeté dans son cœur? Lui était-il permis de mettre au monde un enfant dont il rougira d'être le père ?
Le malheureux Fousseret, accablé par la douleur, se laissait aller aux plus cruelles pensées.
Source : Gallica

Maurice Jogand Mariage in-extremis : roman d'amour… (1899-1900)

Et cette famille dont ce louche inconnu lui avait parlé, elle y avait songé plusieurs fois depuis qu'elle avait l'âge de comprendre, depuis surtout que maman Sophie l'avait traité de bâtarde, lui reprochant comme une honte le mystère de sa naissance et son abandon.
Son imagination avait cherché à comprendre et sa mémoire avait évoqué vainement les souvenirs effacés du passé.
Liette n'avait trouvé vivante en elle que la figure bien aimée de cette mère, que sa voix si tendre, que ses regards chargés d'amour.
Source : Gallica

Maurice Jogand L'enfant de la folle (1883)

M. Fernand lui-même ne regrettera-t-il pas un jour la décision qu'il a prise aujourd'hui?
— Non, Léon, répondit Cécile, il ne la regrettera pas. Vois, comme il m'aime !
— Tu as raison, dit Léon Fousseret, il t'aime beaucoup; mais quand l'amour ardent qu'il éprouve en ce moment sera devenu, par l'habitude, une douce affection ; quand il cessera de voir les choses avec son cœur pour ne les voir qu'avec son esprit, n'éprouvera-t-il aucun regret?
Source : Gallica

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