Maurice Jogand

Résumé

Maurice Jogand L'enfant de la folle (1883)

Je ne sais si elle m'a pardonné; mais toi, me pardonnes-tu?
- Fernand ! soupira Cécile avec amour.
- Je ne te connaissais pas encore quand je commis cette faute. Ton amour depuis m'a éloigné de toute pensée de débauche. Oui, je veux racheter le mal que j'ai fait, je veux assurer une existence heureuse à cet enfant qui n'a pas demandé à naître.
- C'est ton fils, Fernand, dit Cécile.
- Oui, il est mon fils.
- Eh bien! nous l'adopterons. Nous n'avons plus d'enfant, nous en retrou verons un. C'est le tien, après tout ; c'est ton sang qui coule dans ses veines.
Source : Gallica

Maurice Jogand L'enfant de la folle (1883)

Sans doute, par son nom, par sa fortune, le père de Fernand avait compté faire épouser à l'amant de Cécile une jeune fille d'un nom aussi illustre et aussi noble que le sien et d'une fortune au moins égale à la sienne; il n'aurait jamais permis que, par caprice, son fils se mésalliât. Mais la situation n'avait pas laissé à son cœur honnête un seul instant d'hésitation.
M. de Maureus était avant tout un honnête homme. Toute sa vie il avait été d'une austérité de mœurs et d'une sévérité de principes remarquables.
Source : Gallica

Maurice Jogand L'enfant de la folle (1883)

Un noble, un ennemi de l'ouvrier, sans doute! C'est lui qui a séduit ma fille!. Et de quel droit cet homme, qui par sa fortune et par son nom peut espérer avoir toutes les jouissances de ce monde, est-il venu m'enlever le seul bonheur que j'avais? Qui lui a permis de ternir cette auréole de vertu qui était la seule richesse de ma fille ? Comment satisfera-t-il cet amour qu'il a jeté dans son cœur? Lui était-il permis de mettre au monde un enfant dont il rougira d'être le père ?
Le malheureux Fousseret, accablé par la douleur, se laissait aller aux plus cruelles pensées.
Source : Gallica

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