Maurice Jogand, L'enfant de la folle (1883)
“ Je ne sais si elle m'a pardonné; mais toi, me pardonnes-tu? - Fernand ! soupira Cécile avec amour. - Je ne te connaissais pas encore quand je commis cette faute. Ton amour depuis m'a éloigné de toute pensée de débauche. Oui, je veux racheter le mal que j'ai fait, je veux assurer une existence heureuse à cet enfant qui n'a pas demandé à naître. - C'est ton fils, Fernand, dit Cécile. - Oui, il est mon fils. - Eh bien! nous l'adopterons. Nous n'avons plus d'enfant, nous en retrou verons un. C'est le tien, après tout ; c'est ton sang qui coule dans ses veines. ”
