Belz de Villas, Contes naturalistes : Un coup de tendresse… (1882)
“ Après, ils s'assirent sur une falaise toute verte de végétation, à l'ombre d'une coupole en rocaille encadrée de myrtes et de lauriers roses. L'heure était d'une mélancolie douce ; le soleil qui baissait dans le ciel dardait des flèches d'or sur les cactus, les aloès, les buissons d'alentour où des pinsons chantaient ; au loin, la mer secouait ses trésors de saphirs et d'émeraudes ; près de Diana et d'André, un jeune garçon d'environ dix-huit ans, couché nonchalamment sous un oranger, gardait des chèvres qui broutaient là parmi les colonnes de porphyre et les escaliers de marbre. ”
