Résumé

Belz de Villas Contes naturalistes : Un coup de tendresse… (1882)

Après, ils s'assirent sur une falaise toute verte de végétation, à l'ombre d'une coupole en rocaille encadrée de myrtes et de lauriers roses.
L'heure était d'une mélancolie douce ; le soleil qui baissait dans le ciel dardait des flèches d'or sur les cactus, les aloès, les buissons d'alentour où des pinsons chantaient ; au loin, la mer secouait ses trésors de saphirs et d'émeraudes ; près de Diana et d'André, un jeune garçon d'environ dix-huit ans, couché nonchalamment sous un oranger, gardait des chèvres qui broutaient là parmi les colonnes de porphyre et les escaliers de marbre.
Source : Gallica

Belz de Villas Contes naturalistes : Un coup de tendresse… (1882)

Ainsi le rayonnement du soleil de midi ne vaut pas les divines pâleurs de l'aube, et toute la fougue d'une âme qui sait la vie, le cède aux célestes ignorances d'un jeune cœur qui s'éveille à la volupté.
« Je suis sa première maîtresse, se disait avec fierté la comtesse ; il ne peut dans son
esprit me comparer à aucune femme; jamais ses joues satinées couvertes encore du fin duvet de la pêche, n'ont été rougies et marquées par des lèvres étrangères; avec lui, du moins, je suis sûre de ne pas essuyer les baisers d'une autre. »
Source : Gallica

Belz de Villas Contes naturalistes : Un coup de tendresse… (1882)

L'œuvre d'André y aidait encore ; et à mesure que sur la toile, Piccolino se dégageait, éblouissant de beauté comme Apollon,
le dieu sublime, sa tendresse pour lui s'élargissait au-delà des sens, elle l'aimait réellement de toute la puissance de son être.
Nuit et jour elle le serrait follement dans ses bras, le couvrant de baisers et de caresses, cherchant à calmer d'une dernière étreinte le feu intense qui la dévorait. Et comme il arrive toujours en pareille cironstance, ses nerfs surexcités ne se calmaient pas plus qu'une fournaise sur laquelle on jetterait de l'huile
Source : Gallica

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