Résumé

Henri Roty De la restitution de la dot : droit romain… (1874)

Car, pour conserver la dot de la femme, tout est sacrifié : le mari, les tiers et le crédit; rien ne peut empêcher que la dot se retrouve. Mais là se bornent les faveurs du régime dotal au profit de la femme : elle conservera sa dot, il est vrai, mais elle n'a aucun espoir de la voir augmenter. La femme, privée de la disposition la plus fructueuse de ses biens, est étrangère aux gains qui peuvent se capitaliser pendant le mariage avec les fruits de ses propres biens : ces fruits sont la propriété exclusive du mari, qui profite de tous les bénéfices de l'épargne commune.
Source : Gallica

Henri Roty De la restitution de la dot : droit romain… (1874)

C'est ainsi que toutes les lois barbares rédigées aux huitième et neuvième siècles assurent à la femme une part dans tous les gains et acquêts résultant de la collaboration commune et de l'administration du mari. Mais si l'on se demande quelle est la nature de ce droit accordé à la femme par les différentes lois germaniques, on doit reconnaître qu'il n'y a là qu'un gain de survie, et non pas un droit de communauté, puisque la femme qui prédécède ne transmet aucun droit sur les acquêts à ses héritiers.
Source : Gallica

Henri Roty De la restitution de la dot : droit romain… (1874)

C'est surtout contre cet inconvénient que M. Troplong, l'adversaire opiniâtre du régime dotal, s'élève, et non sans raison, avec le plus de force : «Le régime dotal, s'écrie-t-il, marche à rebours du vrai, en donnant tous les bénéfices au mari, et rien à la femme ; la
femme aura travaillé, aura souffert, aura économisé, sans que les profits soient partagés avec elle ! Pareille à une étrangère, il faudra qu'elle quitte tout ce qui était cher à son cœur; il faudra qu'elle se contente de retirer son pécule dotal, sorte de dépôt qui doit la consoler du reste ! »
Source : Gallica

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