Résumé

Portrait de Louis Goupy Louis Goupy Lettres sur le budget, adressées à M. Lepoitevin Saint-Alme… (1846)

En général, on ne médite pas assez. On n'a vu dans le service des rentes qu'un impôt. Tout est profit quand on supprime un impôt, il n'y a point de titre, point de capital. Mais on détruit des titres, c'est-à-dire, je le répète, des capitaux, quand on cesse de payer des rentes.
Voilàquiest, je crois, bien démontré; il n'y a que perte à réduire. Il n'y a non plus que perte à en menacer sans cesse. Rien n'arrête plus que cela le crédit public.
Source : Gallica

Portrait de Louis Goupy Louis Goupy Lettres sur le budget, adressées à M. Lepoitevin Saint-Alme… (1846)

Or, ce capital circulant, non-seulement facilite d'autant les affaires, mais encore augmente d'autant par sa présence le prix des autres valeurs. Il y a donc inconvénient pour l'Etat à le détruire, tandis qu'il est indifférent pour lui que 30 millions soient dépensés par 7 millions d'individus, ou payés par ces 7 millions d'individus à cent mille qui les dépensent. Et qu'on ne me dise pas que ce n'est pas indifférent à ceux qui paient ; s'ils s'en plaignaient, ce serait par ignorance. Tous paient, mais tous gagnent aussi à ce que la fortune publique ne soit pas diminuée. Tous, c'est l'Etat.
Source : Gallica

Portrait de Louis Goupy Louis Goupy Lettres sur le budget, adressées à M. Lepoitevin Saint-Alme… (1846)

Les employés, les ouvriers et les domestiques n'en paient point, à moins qu'ils ne soient propriétaires, et cela est juste : leur temps ne leur appartient pas; il est à leur chef, à leur maître. Mais ce chef qui commande leur travail, qui compose en partie ses profits d'une différence entre ce qu'il le leur paie et ce qu'il lui vaut ; ce maître qui, dans beaucoup de classes, ne fait rien pendant qu'ils travaillent ; pourquoi n'a-t-on jamais pensé à faire payer l'impôt, par l'un, de ses ouvriers, par l'autre, de ses domestiques ?
Source : Gallica

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