Taxe sur le pain

Définition et enjeux

A. Cochut,  Revue des Deux Mondes

“ La valeur intrinsèque de l’aliment résulte de sa puissance nutritive, il a aussi une valeur de fantaisie dépendant de sa consistance, de son arôme, et dont le consommateur seul est le juge. De deux pains de même poids et taxés au même prix, l’un peut être cher et l’autre à bon marché. Nous avons vu que la taxe est impuissante et inexécutée, que les deux catégories débitées par le boulanger parisien dépassent presque toujours en réalité le maximum idéal de l’administration, soit qu’il y ait excès d’eau dans le pain, soit que le pain vendu librement atteigne des prix déraisonnables. ”
Source : Wikisource

P.-F. Marais,  De l'Avenir du monde, par P.-F. Marais… (1851)

“ La taxe du pain est insignifiante pour le riche, car c'est le moindre aliment de sa vie ; elle est dérisoire pour le pauvre, car le prix du pain lui importe peu s'il n'a pas d'argent pour en acheter.
Quand on voit un commissaire de police peser le pain, on se demande à quoi servent les trente mille instituteurs de France, s'ils ne peuvent apprendre à peser le pain à ceux-là même qui doivent le manger.
”
Source : Gallica

Études sur le budget de la ville de Bar-le-Duc… (1849)

“ Je n'ignore pas que la taxe du pain n'est pas plus que celle de la viande dans les attributions du conseil municipal. C'est au maire seul qu'il appartient de prendre des arrêtés à cet égard. Mais s'il se trompait, s'il était induit en erreur, le devoir du conseil serait de lui faire des représentations. Et il ne faut pas attendre, pour donner une base fixe à la taxe, que le haut prix des denrées ajoute à ces questions, déjà si délicates, plus de difficultés encore: c'est dans des temps où les grains sont à bas prix qu'on peut sans danger débattre les conditions de la taxe du pain. ”
Source : Gallica

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