Résumé

Alexandre Hérault De la liberté de la boulangerie pour la fabrication et la vente du pain limitée aux règles du droit…

Si le boulanger avait la liberté que je demande, il pourrait exonérer de cette différence l’acheteur au comptant, et l’imposer à l’acheteur à crédit ou même lui faire des conditions plus élevées, suivant les risques qu’il aurait à courir ; et c’est là l’équité et la vraie justice.
On voit donc qu’il y a des consommateurs qui paient leur pain les uns trop cher, et les autres trop bon marché. Il importe beaucoup que le boulanger ait la faculté de vendre son pain d’une façon équitable à tout le monde, ce qui est impossible avec l’arrêté municipal.
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Alexandre Hérault De la liberté de la boulangerie pour la fabrication et la vente du pain limitée aux règles du droit…

Il est bien plus rationnel de laisser au boulanger la liberté de bien faire que de le forcer à négliger la qualité en l’assujettissant exclusivement au poids. Car pour le pain, le poids est ennemi de la qualité. — Et il n’y a que la libre concurrence qui puisse garantir au consommateur le véritable prix de la marchandise.
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Alexandre Hérault De la liberté de la boulangerie pour la fabrication et la vente du pain limitée aux règles du droit…

Le débit est fidèle chaque fois que la marchandise est livrée au consommateur dans les conditions convenues entre lui et le fournisseur. Évidemment là, il n’y a pas de tromperie. Et c’est la tromperie que l’on veut atteindre par la surveillance pour la fidélité du débit.
L’arrêté municipal prend le poids du pain exclusivement pour base de la fidélité du débit. Rien n’est plus impossible que cela. Car, comment peut-on assujettir les pains à une uniformité de cuisson et de poids ? Et, comment veut-on encore qu’un pain résiste à l’évaporation et conserve son poids ?
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