Résumé

Étienne Ferrand Maladie du pain, sa réapparition en 1880… (1880)

J'insiste donc sur cette question de fermentation parce que tant aux points de vue de l'altération du pain, de l'action insalubre de ce dernier, de l'influence sur l'étendue de la manifestation parasitaire que de son action préalable et nécessaire, elle me paraît jouer un rôle très-important.
Au fait de la nécessité de l'intervention de l'air, ajoutons que la lumière la plus diffuse suffit; mais venu à l'ombre l'oïdium est pâle ; vingt-quatre à quarante-huit heures de lumière vive donnent à la coloration toute son intensité.
Source : Gallica

Étienne Ferrand Maladie du pain, sa réapparition en 1880… (1880)

Le champignon orangé se développe abondamment; la mie redevenue pâteuse, laisse écouler pendant la ressuée un liquide capable de traverser plusieurs doubles de papier à filtrer et de fournir au-delà des coulées qui, sur le bois, le marbre, la fonte, vont végéter à leur tour moins activement que sur le pain, il est vrai, mais sous forme de traînées blanches et orangées du plus bel aspect.
L'odeur du pain est alors infecte et le phénomène s'arrêtera en partie par dessication, mais il pouira être plus sûrement prévenu par elle.
Source : Gallica

Étienne Ferrand Maladie du pain, sa réapparition en 1880… (1880)

Et s'il nous est facile de croire, sans intervention de procréation nouvelle, que ces champignons ont pu exister, quoique non signalés depuis que le pain sert de nourriture à l'homme, il est permis aussi d'ajouter que les naturalistes, avant les derniers travaux des micographes, ont pu improprement appeler sommeil ce qui n'a été qu'activité incessante et morphoses continuelles n'aboutissant pas à un individu parfait avec ses spores reproducteurs.
Source : Gallica

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