Résumé

P.-F. Marais De l'Avenir du monde, par P.-F. Marais… (1851)

Il faut que la France préserve les peuples des calamités de la guerre, en tirant de son génie la charpente d'une justice universelle.
Il faut qu'elle ait un principe de fixité, car après avoir étonné le monde par la grandeur de sa raison, elle le troublerait par la grandeur de sa déraison, et deviendrait ingouvernable.
L'unité fait la puissance des lois divines ; c'est par la puissance de l'unité que tout est réglé dans la nature ; c'est par la puissance de l'unité que les corps célestes opèrent leurs mouvements sans se contrarier.
Source : Gallica

P.-F. Marais De l'Avenir du monde, par P.-F. Marais… (1851)

Il faut s'habituer à voir monter et descendre le chef de l'État, comme le chef d'un département, comme le chef d'une commune, pour se déshabituer des révolutions.
L'avenir n'appartient à personne, on ne peut lier les générations envers un chef héréditaire qui sera peut-être incapable de gouverner : ce n'est point par la naissance qu'il faut choisir un gouvernant, c'est par son intelligence.
Napoléon devait fonder la République ; on peut du moins le penser quand on voit encore son nom guider les premiers pas du gouvernement républicain.
Source : Gallica

P.-F. Marais De l'Avenir du monde, par P.-F. Marais… (1851)

Est-ce la révision de la Constitution, la monarchie , l'empire ou la république que l'on veut ? Voilà des questions préjudicielles qui se compliquent de la rivalité des ambitions et qui ne peuvent être résolues que par un trait de génie conçu et exécuté par toute la France, car un homme n'est rien, un parti n'est pas assez, mais un peuple est assez fort pour fonder l'avenir du monde.
Un homme n'est rien. Quel que soit son titre et sa valeur, ce serait faire trop bon marché de trente millions de citoyens, que de supposer qu'un d'entre eux fût seul capable de gouverner tous les autres.
Source : Gallica

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