Résumé

Eugène Blanc Guide du consommateur de boucherie… (1857)

La liberté pure et simple de la boucherie, qu'on se le persuade bien, n'aurait d'autre résultat que de forcer tous les petits bouchers, pour faire concurrence aux gros, d'acheter et d'abattre dans la banlieue les vaches pulmoniques dont nous avons déjà parlé, et tous les bestiaux malsains qui leur seront offerts au rabais, et d'introduire dans Paris, par toutes les barrières, des masses de viandes insalubres, qu'ils livreront, il est vrai, à meilleur marché, mais que la population paiera, dans un temps donné, par une altération inévitable de la santé publique.
Source : Gallica

Eugène Blanc Guide du consommateur de boucherie… (1857)

Rien n'est plus facile que de réaliser dans le commerce de la boucherie les réformes les plus efficaces, et de réduire le prix de la viande à des proportions inattendues qui la mettent à la portée des classes ouvrières et peu aisées, privées aujourd'hui de cet aliment de première et indispensable nécessité, mais c'est à la condition qu'on ne ménagera ni les abus ni ceux qui en profitent, qu'on s'attaquera résolument aux causes, et qu'on se préoccupera avant tout et par dessus tout de l'intérêt général et non de l'intérêt de quelques individus.
Source : Gallica

Eugène Blanc Guide du consommateur de boucherie… (1857)

Nous connaissons des départements où la viande de vache forme la base principale de l'alimentation, et où l'on immole les veaux dès l'âge de huit jours ! !
Pourquoi la France est-elle obligée, depuis quelques années, de recourir au bétail étranger pour remplir les lacunes de sa production ? Parce que nous dévorons à la fois, sans souci de l'avenir, les mères et les petits. Pour peu qu'un pareil système se prolonge quelque temps encore, que restera-t-il à l'avenir,
et quelle ressource la production nationale pourra-t-elle offrir, dans un temps donné, à la consommation?
Source : Gallica

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