Conférence permanente des hautes études internationales

Résumé

Conférence permanente des hautes études internationales Le problème des changements pacifiques dans les relations internationales… (1938)

La guerre apparaît beaucoup plus, dans l'histoire, comme un facteur de bouleversement, de transformation, que comme une force au service du statu quo. Il arrive, il est vrai, que des Etats prennent les armes en invoquant la violation de leurs droits. Mais en réalité, presque toujours, la guerre n'est que l'explosion d'un mouvement dirigé contre l'ordre établi, un effort brutal, une tentative suprême pour échapper à son étreinte. Si on veut l'éliminer, il est indispensable de pourvoir par d'autres moyens au besoin profond de changement dont elle est l'expression et l'instrument.
Source : Gallica

Conférence permanente des hautes études internationales Le problème des changements pacifiques dans les relations internationales… (1938)

Or c'est une illusion que de croire que des procédures de peaceful change doivent être trouvées si l'on ne veut pas que le monde se meure dans l'immobilité dans laquelle il est figé. Illusion, car, dans les rapports entre nations, tout est mobilité, tout est changement et si, à l'issue de la Conférence de la Paix, il s'était trouvé des gens pour croire que l'organisation du monde, telle qu'elle venait d'être fixée dans les Traités de Paix, devait rester telle quelle jusqu'à la consommation des siècles, ils ont vite été détrompés.
Source : Gallica

Conférence permanente des hautes études internationales Le problème des changements pacifiques dans les relations internationales… (1938)

Dans le problème territorial, il faut distinguer entre l'aspect colonial et l'aspect proprement territorial. Dans les questions coloniales, ce facteur psychologique est important, mais dans les questions proprement territoriales ou « métropolitaines », il est absolument fondamental. On admet à la rigueur qu'on puisse vendre une colonie ou la transférer. L'état d'âme national n'attache pas la même importance sacrée à un bout de territoire dans un continent étranger qu'au territoire national. Le territoire national est une espèce de mythe, un mythe magnifique.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature